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ACTIONS SYNDICALES
28.09.2016

Élevage démesuré de volailles à la Celle-Guenand, un de plus !

Un élevage de 40 000 volailles est en projet à La Celle-Guenand en Indre-et-Loire : le projet GODAVIE, une unité de production de 40 000 volailles par lot de type « standard », c'est-à-dire des poulets de chair de 35 jours (sans voir le jour). Une enquête publique est en cours jusqu'au vendredi 30 septembre, donnons notre avis sur ce projet !

Un élevage de 40 000 volailles est en projet à La Celle-Guenand en Indre-et-Loire : le projet GODAVIE, une unité de production de 40 000 volailles par lot de type « standard », c'est-à-dire des poulets de chair de 35 jours (sans voir le jour).

Une enquête publique est en cours, vous pouvez en savoir plus sur le projet et donner votre avis avant vendredi 30 septembre en cliquant ici ou sur le registre disponible à la mairie de la Celle-Guenand.

Un rendez-vous est donné ce vendredi à 11h00 à la mairie de la Celle Guenand par des consommateurs et des paysans du Sud Touraine pour inscrire des remarques sur le registre de l'enquête publique. La presse est conviée.

 

Remarques et de questions que se posent consommateurs et paysans devant ce type de pratiques :

L'élevage paysan laisse la place à la production industrielle de viande. Ainsi disparaît le métier de paysan en mesure de contrôler, de diversifier, d'enrichir ses pratiques en rapport direct avec les consommateurs en circuits courts.

L'élevage industriel évolue en binôme avec la culture industrielle. Les deux participent à une utilisation intensive de la chimie de synthèse (engrais et pesticides), à la destruction des sols et à une pollution généralisée de l'eau et de l'air.

Développer la production de viande animale de manière industrielle conduit à accentuer le réchauffement climatique : contradiction totale avec la COP* 21 (rappel : l'élevage contribue au réchauffement climatique plus que tous les modes de transport associés) Dans le cas présent (poulet standard) le recours à une alimentation produite à des milliers de kms (et dans les conditions que l'on sait) aggrave considérablement l'impact climatique.

L'élevage en batterie est un véritable montage industriel autour de la souffrance de l'animal réduit à la seule production de chair.
Aujourd'hui un nombre grandissant de citoyens, associations et même de journalistes s'efforcent à faire la clarté sur ces pratiques.

Le marché  pour ces produits ne tient le plus souvent qu'à la tromperie du consommateur à tous les niveaux (Publicité, absence totale d'information sur l'alimentation des animaux y compris  à base de soja OGM). Autoriser ou même encourager ce type de production animale engage les responsables politiques dans ce type de tromperie.

Sur le plan alimentaire, en dehors de la faible qualité nutritive (et gustative) de ces volailles il existe un problème de santé publique majeur face à un risque de résistance de certaines bactéries aux antibiotiques,  risque lié entre autres  à  leur utilisation intensive dans les élevages.

La responsabilité de la filière industrielle et des élevages intensifs dans la diffusion des virus -notamment celui de  la grippe aviaire -ne fait aujourd'hui guère de doute et participe à l'élimination souvent définitive des petits élevages.

Enfin, l'argument souvent avancé consistant à encourager la production de viande à bas prix pour en démocratiser l'accès est le pire des arguments puisqu' au bout du compte chacun finit par en payer le prix fort, directement ou indirectement, en termes de coûts différés ou pire, pour ceux qui ne peuvent choisir, en terme de santé.

 

 

 
 
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